Dernièrement, Antenne de Tananarive
Récit de voyage à Tana et Mahajunga (3 avril - 12 mai 2008) de nos amis Nicole et Jean-Jacques Escudé.
Madagascar, c’est la merveilleuse « île rouge » qui ne laisse personne indifférent… Jean-Jacques en était tombé amoureux en 1969 lors de son service militaire. Moi, c’est en 2001, lors d’un séjour touristique, que j’ai "craqué". Suite au parrainage CDM, nous y sommes retournés : un séjour inoubliable !
Peu après mon parrainage en 1998, je suis allée voir Joséphine et ses cinq enfants, qui vivaient misérablement dans une case au sol en terre battue.
J’espérais alors pouvoir nouer une relation suivie ; mais je me suis sentie un peu trahie en apprenant ensuite, par hasard, que Joséphine m’avait caché une demande de micro-crédit auprès de l’association et l’attente d’un sixième enfant !
Tananarive est une ville qui ne ressemble à aucune autre. Fondée en 1610 par le roi Andrianjaka, elle a été confirmée dans son statut de capitale du royaume Merina sous le règne d’Andrianampoinimerina (reconnu comme le fondateur de la nation malgache).
Elle comptait alors parmi les sites les plus favorables de la plaine du Betsimitatatra, par sa position tratégique défensive fortifiable et son terroir adapté à la riziculture, base indispensable de l’alimentation des malgaches.
C’est peut-être le fait d’être visible de tous les horizons qui l’a fait préférer à d’autres résidences royales telles qu’Ambohimanga, distante d’à-peine 30 kilomètres, comme lieu symbolique d’exercice du pouvoir politique.
Juillet 1996, c’était le démarrage de notre antenne de Tananarive et de notre implantation à Madagascar.
Trois ans plus tard, nous avions une centaine de parrains, marraines et de familles parrainées. Depuis, douze années de travail et d’efforts patients menés avec l’aide sur place de nos fidèles correspondantes malgaches Honorine et Antoinette, très bien connues de nos adhérents, surtout de ceux d’entre eux qui ont été à Madagascar.
Douze années dont on mesure bien maintenant les résultats, notamment auprès des enfants parrainés dont la presque totalité ont acquis un bon niveau de scolarité ou de formation professionnelle et entrevoient un avenir inespéré au départ. Témoignage d’Honorine, qui gère une cinquantaine de familles...