Antananarivo

La ville
Antananarivo (Tananarive, ou « Tana ») est une capitale très peuplée, très active, très encombrée et très polluée !
Une grande partie de l’activité économique et administrative est localisée à Tana. Comme toutes les capitales des pays pauvres, elle draine les campagnes et la pauvreté est importante dans la ville.
La ville compte près de 3 millions d’habitants. Elle est située sur un plateau, à 1400 mètres d’altitude. Il peut faire froid l’hiver, moins de 10°C (en juillet dans l’hémisphère sud).
Tana est une vraie ruche. Une activité fébrile s’installe tôt le matin, les marchands envahissent l’espace public.
Tana fut une très belle ville, avec une architecture riche et colorée, et des infrastructures importantes. Depuis l’indépendance (le 26 juin 1960), peu de choses ont été faites, et la ville a plutôt tendance à se dégrader. Signe des temps, des quartiers « d’affaire » s’implantent en périphérie.
La circulation est terrible ! Les bouchons sont permanents dans la ville toute la journée et il n’est pas rare d’y passer plusieurs heures par jour. Le carburant est presqu’aussi cher à Madagascar qu’en France. Quand on sait que les salaires y sont 50 fois moins élevés, on s’étonne de cette frénésie automobile ! Beaucoup de voitures sont de vieux modèles français (2CV, 4L, 204, etc.) qui vivent une deuxième vie grâce à la magie des mécanos locaux. On ne fait jamais le plein du réservoir, on y met 2 ou 3 litres à la fois !
Si certains quartiers peuvent donner l’illusion d’une certaine propreté et d’un peu de richesse, la grande majorité de la ville est pauvre et sale. S’il ne faut pas parler d’insécurité générale, il faut bien reconnaître qu’il faut prendre quelques précautions pour circuler dans certains quartiers. La pauvreté et la précarité génèrent forcément des conditions difficiles. Mieux vaut éviter de circuler la nuit à pieds. Et la journée, il faut laisser les bijoux et les montres à l’hôtel.
On ne séjourne souvent à Tana que pour quelques jours, avant ou après des ballades à la découverte du pays, vers le nord (Diégo, Nosy Bé), vers l’est (Tamatave, Sainte Marie), vers l’ouest (Mahajanga, Morondave), ou vers le sud (Antsirabé, Ambositra, Tuléar, Fort Dauphin).
On trouve en ville de nombreuses structures d’hébergement, de la modeste chambre d’hôtel aux grandes chaînes d’hôtels internationales dont le luxe est plutôt en décalage avec la pauvreté environnante.
Séjourner à Tana si on n’a rien de particulier à y faire n’est pas la meilleure façon de profiter du pays, mais c’est une réalité du pays qu’il faut prendre en compte pour essayer de le comprendre.

L’antenne
Deux correspondantes s’occupent sur place de l’antenne de Tana: Antoinette Rambinintsoa qui gère environ 30 familles dans les quartiers Nord-Ouest de Tana et Honorine Ranivoarisoa qui gère environ 35 familles dans la périphérie de Tana.

Je souhaite parrainer une famille à Madagascar.

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